Linux / Commande fdisk : consulter la table des partitions et distinguer l’édition

fdisk consulte et édite la table des partitions d’un disque. Pour lire cette table sans la modifier, utilisez -l avec le disque vérifié. Le mode interactif permet de préparer des changements : pour les tables GPT et DOS/MBR usuelles, w écrit la table et quitte, tandis que q abandonne les changements de table non enregistrés.

Identifier le disque entier avant la consultation

La table des partitions décrit les zones d’un disque, notamment leurs limites et types. GPT signifie GUID Partition Table ; DOS/MBR désigne la table historique associée au Master Boot Record. Ces formats sont distincts du système de fichiers, comme ext4, créé à l’intérieur d’une partition.

lsblk -o NAME,SIZE,MODEL,TYPE,MOUNTPOINTS
sudo fdisk -l
sudo fdisk -l /dev/sdb

La première commande aide à recouper modèle, capacité, catégorie et montages avec lsblk. fdisk -l sans périphérique liste les tables des périphériques considérés par l’outil ; un argument explicite réduit la consultation à la cible. /dev/sdb est un exemple à remplacer, pas un disque de test universel.

Dans ce nommage, /dev/sdb désigne le disque et /dev/sdb1 une partition de ce disque. D’autres familles, comme NVMe, emploient une autre forme de nom. Vérifiez TYPE et les relations plutôt que de déduire la cible uniquement d’une lettre ou d’un suffixe. Un nom peut aussi changer après redémarrage ou rebranchement.

Lire Start, End, Sectors et Type

Extrait fictif d’un disque de 20 GiB avec une partition de 10 GiB, en supposant des secteurs logiques de 512 octets :

Disk /dev/sdb: 20 GiB
Device       Start      End  Sectors Size Type
/dev/sdb1     2048 20973567 20971520  10G Linux filesystem

Start et End indiquent les secteurs de début et de fin inclusifs. Dans cet exemple, 20973567 - 2048 + 1 donne 20971520 secteurs, soit 10 GiB à 512 octets par secteur. Consultez toujours la taille de secteur réellement affichée : l’unité ne doit pas être supposée identique sur tous les supports.

Le type de partition « Linux filesystem » indique un usage déclaré dans la table ; il ne prouve pas à lui seul la présence d’un système de fichiers ext4 valide. Pour le contenu reconnu et ses identifiants, blkid consulte d’autres métadonnées. Le partitionnement, le formatage et le montage sont donc trois opérations distinctes.

La sortie fdisk est destinée principalement à une lecture humaine et peut varier. -o permet de choisir les colonnes proposées par votre version ; pour une automatisation, ne fixez pas des positions de caractères à partir de cet extrait. Vérifiez les options et les champs avec fdisk --help.

Reconnaître le mode interactif et quitter sans écrire la table

La commande sans -l ouvre un éditeur. Réservez sa découverte à une VM avec un disque de laboratoire dédié, après vérification et sauvegarde ; ne l’ouvrez pas par habitude sur un disque de production :

sudo fdisk /dev/sdb

À l’invite de fdisk, les touches suivantes sont des commandes internes, et non des commandes à coller dans le shell :

Touche Effet dans le menu usuel
m Afficher le menu de cette version et de ce contexte.
p Afficher la table en cours dans l’éditeur.
q Quitter sans enregistrer les modifications de table encore en mémoire.
w Écrire la table sur disque et quitter pour les tables GPT/DOS usuelles.

Pour une simple observation interactive du disque de laboratoire, affichez m, puis p, puis quittez avec q. -l reste plus direct lorsque la seule question est de lire la table. N’enchaînez pas des touches d’un tutoriel sans lire le menu et les messages de votre version.

q n’annule pas une table déjà écrite lors d’une session précédente, et ne restaure pas des données qu’une autre opération aurait détruites. Ne considérez donc pas tout le menu interactif comme une simulation universelle. Une écriture sur la mauvaise cible peut rendre les données inaccessibles ; sauvegarder seulement la table ne remplace pas une sauvegarde des données.

Choisir les options et vérifier les conséquences d’une édition

Option Rôle
-l Lister la table puis quitter.
-x Lister davantage de détails sur les partitions.
-o LISTE Choisir des colonnes de sortie disponibles.
-t TYPE Limiter le support aux tables du type indiqué et déterminer le type proposé lors d’une création automatique sur support vide.

-t ne choisit pas un format de système de fichiers : -t gpt se rapporte à une table de partitions. Les valeurs par défaut sur un support vide peuvent changer entre versions de util-linux ; vérifiez les propositions avant de les enregistrer.

Avant une édition réelle, préparez une sauvegarde récupérable, un relevé de la disposition initiale et une procédure adaptée au système de fichiers. Déplacer une limite de partition utilisée peut casser l’accès aux données ; changer sa taille dans la table ne redimensionne pas automatiquement son système de fichiers.

Après une écriture autorisée, le noyau peut ne pas réussir à relire immédiatement la nouvelle table, notamment lorsque les périphériques sont utilisés. Lisez les diagnostics et ne lancez pas un formatage ou une autre opération sur une vue incohérente. Une intervention ou un redémarrage planifié peut être nécessaire ; relisez alors fdisk et lsblk et vérifiez les données concernées.

Le manuel fdisk de util-linux décrit les tables, secteurs et options. Le menu officiel de fdisk précise les touches de consultation, d’abandon et d’écriture.