Cours Ubuntu 26.04 / Créer une VM : disque, réseau et console
Créez la VM Ubuntu avec un disque virtuel neuf, une ISO vérifiée, un premier adaptateur NAT et une console que vous pouvez ouvrir directement. Cette leçon suit les réglages de VirtualBox 7.2 pour lancer l’installation manuellement. Elle prépare la machine et le réseau ; l’écriture d’Ubuntu sur le disque de destination constitue une étape distincte.
Préparer l’hôte, l’image et les ressources
Vérifiez que votre version de VirtualBox prend en charge le système hôte et l’architecture de l’invité. Pour une virtualisation matérielle habituelle, choisissez la même famille d’architecture que celle de l’hôte : ne supposez pas qu’une ISO amd64 démarre directement sur un hôte ARM. Le choix de l’image LTS et de l’architecture doit précéder la création.
Préparez le fichier 26.04 LTS réellement téléchargé et son résultat de vérification SHA-256 et GPG. Un nom qui semble correct ne prouve pas que le fichier est complet. L’exemple de ressources du laboratoire est de 2 processeurs virtuels, 4 Go de RAM et un disque dynamique de 30 Go ; ce sont des allocations à adapter, pas les exigences minimales officielles.
Gardez assez de mémoire pour l’hôte et vos applications. Vérifiez l’espace libre de l’emplacement retenu, y compris la croissance du disque, les ISO et les snapshots. Le plan de laboratoire et de récupération rassemble les critères à noter avant d’ouvrir l’assistant.
Créer une VM et son disque indépendant
- Dans VirtualBox Manager, ouvrez Accueil puis Nouveau. En mode Basic, l’assistant répartit les réglages sur plusieurs écrans ; le mode Expert les rassemble. Donnez un nom explicite, par exemple ubuntu-2604-server-lab, et choisissez un dossier disposant de suffisamment d’espace.
- Sélectionnez l’ISO vérifiée. Contrôlez les champs de système proposés automatiquement. Si 26.04 n’apparaît pas séparément, choisissez un type Ubuntu compatible avec l’architecture et la prise en charge documentée ; un libellé de menu ne transforme pas l’architecture de l’image.
- Choisissez l’installation manuelle : dans la terminologie du guide 7.2, décochez Install OS Using Unattended Installation. Selon la langue ou l’écran, cette action correspond à ignorer l’installation sans intervention. Vous créerez ainsi le compte dans l’installateur Ubuntu, sans le confondre avec un compte généré par VirtualBox.
- Attribuez les processeurs virtuels et la mémoire prévus, puis créez un nouveau disque virtuel de la capacité choisie. Ne réutilisez pas un VDI ou VMDK existant et ne présentez pas un disque physique de l’hôte pour cet exercice.
- Choisissez le mode de micrologiciel prévu pour le laboratoire, par exemple EFI/UEFI lorsque la configuration le prend en charge, puis terminez la création. Avant le premier démarrage, ouvrez les Paramètres de la VM, rubrique Stockage.
Le résultat attendu est une VM enregistrée avec un disque virtuel vide et l’ISO dans un lecteur optique virtuel. Ce n’est pas encore un système Ubuntu installé. Dans Stockage, vérifiez séparément chemin et capacité du disque, puis nom du fichier ISO. Si un disque préexistant apparaît, corrigez la pièce jointe avant de lancer une installation.
Les noms et options dépendent de l’architecture et du mode de l’interface. Le guide officiel de création d’une VM VirtualBox 7.2 décrit notamment le choix de l’installation manuelle, de la mémoire, du disque et d’EFI.
Régler NAT et retrouver la console
Dans Paramètres → Réseau, activez l’adaptateur 1, choisissez NAT et vérifiez la connexion du câble virtuel. Laissez les redirections de ports vides au départ. NAT fournit un trajet sortant utile aux téléchargements, mais ne crée pas automatiquement une route SSH depuis l’hôte vers l’adresse privée de l’invité.
Évitez de passer en mode pont uniquement pour résoudre une difficulté d’accès : le pont raccorde la VM au réseau physique et dépend des règles de ce réseau. Un réseau privé hôte sera préparé plus bas pour les exercices entre machines, sans exposer le serveur sur le LAN.
Laissez les dossiers partagés, le presse-papiers bidirectionnel et le glisser-déposer désactivés jusqu’à un besoin précis. Ouvrez ensuite la fenêtre de la VM : elle sert de console pour l’installateur et, après installation, pour la connexion locale lorsque le réseau de l’invité ne fonctionne plus.
Repérez la touche Hôte affichée dans la barre d’état de VirtualBox ; elle permet de libérer une saisie capturée par l’invité. Sa valeur peut être personnalisée et varie selon l’hôte. Le guide de manipulation de la fenêtre de VM décrit cette capture. Vérifiez la touche réellement affichée avant de croire que votre clavier est bloqué.
Démarrer l’installateur et identifier les périphériques
Démarrez la VM et attendez le menu Ubuntu, puis le premier écran de l’installateur. Le mode de démarrage UEFI ou hérité doit être choisi avant l’installation ; le changer ensuite sans adapter le système peut empêcher le démarrage. L’apparition de l’installateur valide seulement ce premier trajet de démarrage.
Lorsque vous consultez les périphériques de stockage dans l’installateur, comparez la capacité du disque de destination à celle du disque virtuel neuf. Le lecteur optique contenant l’ISO et le disque qui recevra Ubuntu sont deux périphériques distincts. Un disque annoncé à une capacité voisine de votre choix peut utiliser une autre unité d’affichage ; identifiez aussi le périphérique et sa fonction plutôt que de vous fier au seul nombre.
Arrêtez la progression si plusieurs disques apparaissent sans raison ou si la destination ne correspond pas. Revenez aux réglages Stockage de la bonne VM et vérifiez ses fichiers. N’acceptez pas une confirmation de partitionnement pour essayer de déterminer ensuite quel disque a été choisi.
Diagnostiquer un échec de démarrage
| Symptôme | Contrôle prioritaire |
|---|---|
| Aucun support amorçable | ISO réellement attachée au lecteur, téléchargement complet et ordre de démarrage. |
| La VM ne démarre pas | Texte exact de l’erreur, virtualisation matérielle et conditions de compatibilité de l’hôte. |
| Écran noir ou installateur figé | Architecture de l’image, paramètres graphiques et problèmes connus de la version choisie. |
| Disques inattendus | Ancien disque attaché, mauvaise VM sélectionnée ou mauvais dossier de configuration. |
Relevez système hôte, version du logiciel, nom de l’ISO et réglages pertinents, puis modifiez un seul paramètre justifié à la fois. Désactiver globalement les protections de l’hôte ou Secure Boot n’est pas une réponse générique à un message de démarrage. Conservez le réglage précédent pour revenir sur une modification qui n’aide pas.
Une fois le premier écran obtenu, notez la configuration fonctionnelle avec votre fiche. Cette leçon ne demande pas de supprimer la VM pour terminer ; le disque reste celui prévu pour l’installation manuelle.
Ajouter le réseau privé hôte pour les exercices distants
Le premier démarrage peut utiliser uniquement NAT. Avant les exercices SSH et pare-feu, ajoutez un réseau host-only dédié à ce laboratoire. Il relie l’hôte et ses VM sans les raccorder directement au réseau physique ; le seul mode host-only ne fournit pas Internet.
- Si Ubuntu est installé et actif, arrêtez normalement le système invité, puis vérifiez l’état arrêté de la VM. Ne modifiez pas ces réglages pendant une installation en cours.
- Dans VirtualBox Manager, ouvrez le gestionnaire réseau, par exemple Fichier → Outils → Network Manager, ou l’outil Network. Créez un nouveau réseau privé hôte plutôt que de modifier un réseau utilisé par d’autres VM.
- Après vérification de l’absence de chevauchement, retenez pour l’exemple 192.168.56.1 avec le masque 255.255.255.0 côté hôte. Désactivez le serveur DHCP de ce nouveau réseau dédié pour les exercices d’adresses fixes. Ne désactivez pas un DHCP dont dépendent d’autres VM.
- Dans Paramètres → Réseau de la VM, gardez l’adaptateur 1 en NAT. Activez l’adaptateur 2, choisissez Host-only Adapter ou Host-only Network selon l’hôte, sélectionnez le réseau créé et cochez la connexion du câble.
- Lorsqu’une VM cliente Linux sera nécessaire, connectez son adaptateur 1 à NAT et son adaptateur 2 au même réseau host-only. Une installation neuve est un point de départ simple ; un clone exige aussi de traiter ses identités système et clés de service, pas seulement son nom dans VirtualBox.
Sur macOS récent, l’option Host-Only Network remplace l’ancien adaptateur host-only ; l’interface hôte peut être créée dynamiquement et recevoir l’adresse basse de la plage choisie. Vérifiez les champs disponibles et l’adresse hôte réelle. Si votre hôte ou un VPN emploie déjà 192.168.56.0/24, choisissez une plage libre autorisée et adaptez toutes les valeurs du laboratoire.
| Rôle | Adresse prévue sur host-only | Trajet Internet |
|---|---|---|
| Hôte | 192.168.56.1/24 | Connexion habituelle de l’hôte. |
| VM Ubuntu Server | 192.168.56.20/24 | Adaptateur 1 NAT, configuration DHCP de cet adaptateur. |
| VM cliente Linux autorisée | 192.168.56.10/24 | Son adaptateur 1 NAT. |
Cette table est un plan d’adressage. Brancher l’adaptateur virtuel ne configure pas encore .20 ou .10 dans Ubuntu. Le réseau host-only de cet exemple n’a pas besoin d’une passerelle Internet ou d’un DNS ajouté arbitrairement ; gardez la sortie Internet par l’autre carte.
Après installation et démarrage d’Ubuntu, relevez les interfaces, leurs adresses MAC et leurs adresses IP :
ip -br link
ip -br address
Comparez chaque MAC aux réglages des adaptateurs VirtualBox pour savoir quelle interface correspond à NAT ou host-only. Les noms enp0s3 et enp0s8 sont des exemples fréquents, pas des noms garantis. Avant la configuration réseau dans l’invité, utilisez les noms réellement observés dans vos fichiers YAML. La présence de deux interfaces ne prouve ni une adresse fixe ni un accès SSH fonctionnel.
La référence officielle des réseaux VirtualBox détaille les différences selon l’hôte et les modes réseau. Pour revenir sur cet ajout avant toute configuration invitée, arrêtez proprement la VM et désactivez uniquement son adaptateur 2 ; conservez l’adaptateur NAT et les réseaux employés par d’autres machines.




